Laurent Winsback : organisateur et accompagnateur

Laurent Winsback, créateur de Sophrologie NatureJe m’appelle Laurent Winsback, et ne prétends pas décrire ici « qui je suis ». De fait, plus je prends de l’âge, plus je deviens philosophe et plus la réponse à cette question m’échappe… Je préfère donc exposer ici le parcours qui m’a conduit à créer Sophrologie Nature pour en faire mon activité professionnelle.

Ça commence mal…

C’est une bien désagréable sensation que d’avoir a priori tout pour être heureux, et ne de pas l’être… Ce sentiment, accompagné d’une grande culpabilité, a obscurci ma vie vers l’âge de 35 ans. Je n’entrerai pas ici dans les détails intimes de ce profond passage à vide. Il dura de longs mois, sans que je ne sache alors lui attribuer la moindre cause. Une bonne crise de la quarantaine avant l’heure, pour laquelle j’éprouve aujourd’hui une immense gratitude. « Deviens ce que tu es », disait Nietzsche. Dont acte. C’est cette épreuve qui me donna l’impulsion pour me remettre en question. J’en avais bien besoin…

Sauvé par les plantes !

Au printemps 2008, la pousse des premières plantes sauvages fut pour moi comme une révélation. Je les avais jusqu’alors appréciées sur un plan contemplatif. Soudain, je ressentais un besoin viscéral de connaître leurs noms et leurs propriétés. Sur internet, avec mes mots clés malhabiles de parfait néophyte, je parvenais à en identifier quelques unes parmi toutes celles que je cueillais avec passion. Chaque fois, je demeurais émerveillé devant ces trésors alimentaires et médicinaux. La nature était un garde-manger et une pharmacie à ciel ouvert ! Sans le savoir, j’avais trouvé là le tout premier remède à ma morosité.

Un improbable concours de circonstances me propulsa tête la première vers l’Université des Plantes. Cette formation de connaissance des plantes sauvages et médicinales joua pour moi un rôle initiatique. A l’encontre de la pédagogie conventionnelle à laquelle j’avais été habitué durant ma scolarité, l’étude d’une plante ne se faisait jamais de manière purement théorique. Toujours sur le terrain, elle commençait systématiquement par un temps de « rencontre » en tête en tête. Je découvrais avec stupéfaction l’approche sensible de la nature. Durant trois ans, les différentes sessions de stages furent pour moi autant de rites de passage. Ébranlant toutes mes certitudes, me faisant douter parfois de ma santé mentale, les plantes m’invitaient sans cesse à plus d’humilité et forçaient mon admiration.

De la plante à l’être humain…

Se révéler, et éveiller sa conscience grâce à la rencontre sensible avec les plantes est une chose. Être capable d’accompagner d’autres personnes à en faire autant en est une autre… J’en fis le constat à l’issue de deux années de formation supplémentaires, consacrées au travail de développement personnel avec les arbres. Face à l’émotion de l’autre, ma peur de mal faire et ma peur de faire mal me paralysaient. Elles anéantissaient tous mes efforts sincères de l’accompagner. Au pied des arbres, j’avais soigné une partie de mes propres blessures, mais c’est auprès des humains, dans ma relation à eux, qu’il me fallait à présent poursuivre mon cheminement.

Rencontrée à point nommé, la communication transformative me confronta à ce que je ne voulais pas voir. Les stages me permirent de travailler sur mes peurs, mes masques, mes stratégies de survie et autres obstacles à l’établissement d’une relation simple et authentique. J’étais persuadé que ce travail sur moi me conduirait un jour à quitter mon métier de journaliste pour me reconvertir dans la relation d’aide. Obnubilé par la nature, je n’avais alors d’yeux que pour la naturopathie…

« Toi, t’es sophrologue »…

C’est au pied d’un arbre, au cours d’une journée découverte d’approche sensible du végétal que j’organisais, qu’une stagiaire piqua ma curiosité à l’égard de la sophrologie. J’avais répondu non à sa question, tu es sophrologue ? Mais celle-ci avait été formulée sur un ton plus affirmatif qu’interrogatif… Or quelle ne fut pas ma surprise de me l’entendre à nouveau posée, quelques semaines plus tard, par un autre participant à un stage identique !

Troublé, j’entrepris quelques recherches sur internet pour en savoir davantage sur cette sophrologie dont je ne connaissais que le nom. Je lui attribuais vaguement un  rapport phonétique avec le mot « souffrance ». Tout faux ! Sos, phren, logos… Science de la conscience en harmonie. Voilà qui résonnait en moi avec une puissance étonnante. La promotion suivante de l’Institut de Sophrologie du Sud-Ouest démarrait quelques mois plus tard, en mars 2016, en compatibilité totale avec mes impératifs professionnels… La voie était toute tracée.

Toujours en chemin

Si je dévoile ici ce parcours très personnel, c’est parce que c’est à lui, ses virages, ses embûches, mais aussi ses découvertes incroyables et ses paysages somptueux, que je dois la création de Sophrologie Nature. C’est grâce à lui que je me sens légitime dans cette reconversion professionnelle, et dans cette offre de stages combinant à la fois la connaissance de la nature et la connaissance de soi, de notre propre nature humaine, grâce à la sophrologie.

Ce chemin, entamé au pied des arbres, m’a permis de croiser nombre de personnes formidables, trop nombreuses pour être citées ici. Mes formateurs bien sûr, mais aussi tous mes camarades de stages, de promotions, qui par un regard ou un mot ont parfois joué un rôle primordial dans mes prises de conscience. Je sais que le fait de passer de l’autre côté du miroir, en organisant à mon tour des formations, ne signifie pas que j’en ai fini d’apprendre sur moi-même et sur les autres.

Si vous avez pris la peine de me lire jusqu’ici, peut-être est-il temps que nous nous rencontrions ?

Laurent Winsback, créateur de Sophrologie Nature

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