Exposer sur un salon, ça s’apprend…

De retour dans mes montagnes ariégeoises, petit coup d’oeil dans le rétroviseur (en sophrologie, on appelle ça une sophro-mnésie). Quatre jours d’exposition à la grande halle de la Villette à Paris. Une grande première pour Sophrologie Nature ! Histoire de présenter le lancement de l’activité en 2018… Avec à la clé de belles rencontres et de précieux enseignements. Car exposer, c’est un métier.

Exposer, c'est un métier !– Vous n’êtes pas sur Paris ?

La question a dû m’être posée une bonne dizaine de fois, malgré les images de pleine nature ostensiblement affichées sur mon stand… Non, je ne suis pas sur Paris. Cela ressemble à un lourd handicap pour certains. Moi je  le vis plutôt comme une chance… Sans ce sentiment d’être un privilégié, je ne serais probablement pas venu à la rencontre des citadins pour leur proposer de faire le chemin inverse. De venir se mettre au vert, dans un écrin de nature, pour s’autoriser à prendre soin d’eux…

Premier constat : l’invitation est loin de toucher la majorité. C’est un spectacle assez étonnant que de contempler les gens arpenter les allées sans même regarder ce que les différents stands ont à proposer. Que font-ils là ? Quel sens donnent-ils à leur présence ici et maintenant ? A plusieurs reprises, quand la sensation d’être devenu invisible se faisait un peu trop oppressante, je me suis amusé à accompagner d’un regard phénoménologique ces défilés d’étrangers en apparence fort peu concernés. Certains, c’est manifeste, étaient venus pour tuer leur ennui mais n’y parvenaient pas. Probablement trop identifiés à lui. D’autres semblaient dans l’attente d’une opportunité, d’un déclic qui se serait produit comme par miracle à l’extérieur d’eux-mêmes. Beaucoup faisaient halte chez les médiums, au carnet de rendez-vous bien rempli…

– Ah, vous êtes là !

Plusieurs fois, aussi, j’ai eu le plaisir d’entendre cette phrase-là. Oui, je suis là, et ce n’est sans doute pas un hasard si nous nous rencontrons. Besoin de se retrouver. De respirer. De renouer avec la nature et avec sa propre nature… Je pressentais que la proposition faisait sens, sur le papier, mais seule la rencontre avec le public pouvait valider cette intuition. Quelle joie de se sentir « sur la même longueur d’onde ». D’échanger, souvent même au delà-des mots, sur la beauté des arbres, les mystères de la nature et la conscience de faire partie de ce tout qui ne demande qu’à nous venir en aide.

Certes, l’Ariège est loin de Paris. Mais prendre du recul sur soi et sur sa relation au monde passe aussi parfois par une prise de distance réelle, dans la matière, et j’ai senti que l’aventure en tentait vraiment plus d’un. Et surtout plus d’une !

Un joli stand, à améliorer…

Je n’avais pas fait dans la demi-mesure côté décorum… Mon enrouleur Sophrologie Nature de 2 mètres de haut et mes trois fonds de scène aux couleurs pétantes ne m’ont valu que des compliments, que ce soit de la part des visiteurs ou de mes collègues exposants. Au milieu de ces paysages de nature si familiers, photographiés à quelques minutes à pied de chez moi, je n’étais ainsi pas dépaysé tout en créant le dépaysement. Objectif atteint.

En revanche, j’ai d’appréciables marges de progression en ma qualité d’exposant. Croire que les visiteurs lisent les affiches est une erreur de débutant. Rien de tel qu’une simple feuille A4, bien visible, pour résumer en un seul point précis (sollicitant la capacité de concentration chère au premier degré de la sophrologie) ce que propose le stand…

Autre bévue de néophyte : se contenter de distribuer les plaquettes en misant sur la simple curiosité suscitée. Certes, la graine peut ainsi germer d’elle-même. Mais il est aussi bon de l’arroser… Combien de visiteurs des 3 premiers jours ne verront jamais cet article ? Juste parce que je ne leur ai pas proposé de me laisser leur coordonnées pour être tenus informés du développement de l’activité ? Un clin d’œil amical au passage à celles et ceux qui me lisent parce qu’ils sont passés me voir le lundi, après que les conseils avisés de mes voisins exposants m’aient donc permis de rectifier le tir sur une feuille de fortune…

Une expérience à renouveler sous peu

Si tout va bien, je devrais être en mesure de mettre en application ces bonnes pratiques au salon Vivre Nature de Toulouse, du 30 mars au 2 avril prochains. Je n’y côtoierai probablement pas les toiles lumineuses d’Alain. Ni la lyre cristalline d’Elizabeth et Claude. Claire n’y tirera pas les cartes. Marie la clairaudiente et Marie-Christine la danseuse étoile reconvertie dans les soins posturaux du corps vaqueront à leurs occupations, quelque part ailleurs sur la planète. J’aurai de nouveaux voisins. Je ferai de nouvelles rencontres. Des inconnus qui, très vite, ne le seront plus… Et qui, quelles que soient les retombées économiques ultérieures du salon, vaudront à n’en pas douter le déplacement.

A bientôt !

5 commentaires sur “Exposer sur un salon, ça s’apprend…
  1. Brunel Amandine dit :

    Belle entrée en matière, Et beau texte.s
    Merci pour ce partage.
    Bonne continuation et bons progrès alors…

    • Laurent dit :

      Merci Amandine. J’ai tellement peu l’habitude des commentaires sur le site que j’ai mis 2 semaines à voir le tien !!! Là aussi, j’ai une belle marge d’amélioration !

  2. PIERRON dit :

    bonjour,
    C’est très enviable votre démarche, je vous félicite d’avoir franchi le pas – je suis en Lozère et mon rêve aussi est de faire venir des personnes dans cette nature parfois rude, profonde pour venir se recentrer sur soi – vivre l’instant présent – je me heure à un mur – le fait d’exposer dans des lieux pour développer son activité doit avoir un coût? Peut-être pour l’avenir se regrouper et partager les frais du stand – belle initiative – vous pouvez être fière de vous – cordialement Patricia

    • Laurent dit :

      Merci beaucoup Patricia. Je me lance dans l’aventure en solitaire, mais j’espère bien rapidement croiser d’autres bonnes volontés proches de la nature, et soucieuses d’en transmettre les bienfaits. Alors oui, pourquoi pas unir nos forces sur un salon, ou encore mieux en pleine forêt avec d’autres bipèdes et nos copains arbres ? 😉 Bonne continuation.

  3. Alain de la Lyre dit :

    Ha ha ha un très beau partage durant ce salon enrichissant sur tous les plans.A très bien bientôt dans ta belle campagne
    Bises Alain

1 Pings/Trackback pour "Exposer sur un salon, ça s’apprend…"
  1. […] un débourrage plutôt réussi à Paris, la double expérience des salons Lamagys de Perpignan et Vivre Nature de Toulouse me conduit […]

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